
Des scores de ping pong (21-2) ou de volley ball (15-3), tels étaient les résultats désastreux des Menilmontant Devils. Depuis 4 saisons, l'équipe de foot post-trentenaire écumait les terrains périphériques de Paris chaque jeudi soir. Les défaites succédaient aux défaites entamant la motivation des uns qui démissionnaient, excitant la rage des autres qui rêvaient d'une inconcevable victoire. Des hommes taillés dans la cigarette tussive, le boulot assomant et l'entrainement inexistant espéraient sans vraiment y croire. Et pourtant, un soir de printemps, le tant attendu triomphe arriva. Les Menilmontant Devils vainquirent. Mais, ironie du sort, ce fût un premier avril. Si bien que personne n'y crut, pas même les diables...