Se rendre un après midi pluvieux à l'usine Gavottes de Dinan pour se refaire un stock de crêpes dentelles chocolatées. Se gavotter (se gaver de gavottes...) à l'envie en regardant la pluie bretonne.
lundi 30 août 2010
PETITS BONHEURS DU QUOTIDIEN N°18
Se rendre un après midi pluvieux à l'usine Gavottes de Dinan pour se refaire un stock de crêpes dentelles chocolatées. Se gavotter (se gaver de gavottes...) à l'envie en regardant la pluie bretonne.
vendredi 13 août 2010
PETITS BONHEURS DU QUOTIDIEN N°17
lundi 9 août 2010
SUR LE PONT DE L'ALMA

En traversant le pont de l'Alma direction Cognacq Jay, elle se dit que ses souliers lui faisaient mal aux pieds. C'est quelques minutes plus tôt, avenue Montaigne, qu'elle avait décidé de dire désormais "souliers" et non plus chaussures. Elle avait regardé les vitrines des boutiques de luxe. Et dans celle de Nina Ricci, il y avait noté "souliers - 699 euros". Tout en regardant la Seine et le ciel jaune d'orage, elle se persuada que les souliers Nina Ricci bien qu'à très hauts talons ne lui auraient pas fait mal aux pieds sur le Pont de l'Alma. Tout comme la bride d'un sac Chanel ne lui heurterait jamais l'épaule, que sa taille de robes Prada et Balenciaga serait 38 et non 40/42 comme celles de sa penderie, qu'elle arriverait bien plus vite avec une AUDI à destination tout en respectant les mêmes limitations de vitesse que sa Peugeot 205. Mais il était désormais temps d'aller travailler pour le tiers d'un seul soulier Nina Ricci.
vendredi 6 août 2010
HOW I MET YOUR MOTHER

Le seul personnage de Barney justifie à lui seul cette sitcom : un Dom Juan à costard, fils caché du présentateur de "Le juste Prix" et expert en bataille navale extrême. C'est aussi le seul programme qui atténue le deuil de Friends. Faut dire que CBS a tout pompé : New York, les potes, les histoires d'amour alambiquées, un humour "gentillet" qui sait se faire ravageur. Mais le truc, c'est que ce n'est pas un "sous-Friends" mais une belle relecture de la "presque-trentaine", les personnages sont moins caricaturaux, les situations drôles sans être (trop) prévisibles et la narration (le point de vue de Ted) pointue. Si bien qu'on ne sait pas "comment il a rencontré leur mère" (à la fin de la saison 2, en tout cas...) mais ce n'est pas le plus important, non ?
mercredi 4 août 2010
QUESTION EXISTENCIELLE EN MUSIQUE N°7
Faut pas pleurer comme ça Pleurer, ça sert vraiment à rien ? "Laisser dormir sa peine dans un coin" est-il plus salvateur que de s'épendre sur son oreiller ou dans les bras moelleux d'un bon ami ?
mardi 3 août 2010
mercredi 28 juillet 2010
LEROY MERLIN POUR REUSSIR SA VIE

Depuis qu'elle avait fait rénover deux maisons, elle avait ses entrées chez messieurs Leroy et Merlin. Elle connaissait les allées comme sa poche, claquait la bise aux hommes aux chemises vertes et obtenait en un clin d'oeil une coupe en biais. Elle pouvait s'enorgueillir de cumuler millions de points sur sa carte maison, moultes avantages et ristournes à gogo...
Si elle avait percé les secrets du MDF, de la sous-couche, du parquet stratifié, du mat/satin/brillant, de la scie circulaire, égoïne et sauteuse, de la perceuse, de la ponceuse, de la défonceuse, du composteur... elle se refusait à franchir le point de non retour qui l'entraînerait dans un monde obscur. Jamais, non jamais plus on la verrait au bout d'un lotissement où le cerisier de derrière est abattu pour construire un pavillon identique, où les monospaces côtoient les petites citadines de Madame, où tous les dimanches matins les tondeuses à gazon s'adonnent à leur valse diabolique, où dès que sonne l'été les coffres de toit remplis ras la gueule font la route jusqu'au mobil home à 15 minutes de la mer...
Et pourtant, un samedi anodin elle commit l'irréparable : elle acquit chez Leroy Merlin un KARCHER (aussitôt prénommé Sharky...) - si pratique pour nettoyer les pavés de sa cour audonienne, décrasser un mur avant de le peindre et pourquoi pas... laver Fabienne. C'était sans doute le début de la fin, la chute inexorable vers le taille-haie électrique, le compresseur, le GPS, la friteuse, le pistolet à peinture, la scenic, le labrador, l'exil en zone 6...
dimanche 25 juillet 2010
LES PETITS BONHEURS DU QUOTIDIEN N°15
vendredi 16 juillet 2010
CES OBJETS SI PROCHES
Elle ouvre de temps à autre une précieuse boîte remplie de trésors : une cassette audio qu'elle ne peut plus écouter faute de magnétophone, un BoB publicitaire taille enfant, un calendrier de 1994, un caillou, une photo écornée, un livre annoté... En soi, une banale accumulation de souvenirs.
A y regarder de plus près, elle s'attache exagérément à certaines choses. Jusqu'à les nommer. Fernando, Fabienne, le Gitan, Georges ou Super Lapin ne font pas partie de son réseau "d'amis" Facebook mais de ses objets à qui elle parle, vraiment. Qui ont une vie propre et participent à son entourage. Un passage chez le garagiste pour Fernando équivaut à une hospitalisation, une défaillance de Super Lapin s'explique par une épidémie de grippe, l'oubli sur un quai de métro de Gontran déclenche les larmes d'un deuil véritable. L'acquisition de chacun d'eux est particulière, rarement chez le marchand. Fabienne lui vient de son meilleur ami et elle la connait depuis l'adolescence, Kurt se morfondait dans la garde robe de la mère d'une camarade de classe, Stella est le cadeau de fiançailles de l'Homme aux Chaussures Rouges... Mais ce qui les rend si proches et si intimes, c'est qu'ils lui appartiennent de façon absolue affirmant ainsi sa place dans son monde.
lundi 12 juillet 2010
mardi 6 juillet 2010
LES PETITS BONHEURS DU QUOTIDIEN N°14
samedi 26 juin 2010
TOUT LE MONDE AIME RAYMOND
vendredi 25 juin 2010
DESARROI
dimanche 20 juin 2010
mardi 15 juin 2010
vendredi 11 juin 2010
LE FOOT, M'EN FOUS...
Nous nous étions quittés fâchées, vraiment fort. Des coups, des larmes, de la déception. Et puis, te revoilà satanée Coupe du Monde de Football. Je te hais. Tu promets tant de joies, de célébrations et de ferveurs pour nous laisser tomber sur un coup de tête. La planète est suspendue à toi et tu sais en profiter, Garce que tu es ! Oubliées les difficultés de la société, en sursis le calendrier, chamboulés les programmes TV... Tu es la maîtresse du Monde, profite bien de ces quelques jours. Mais je dois bien t'avouer que tu ne m'attireras dans ton giron. Pas cette fois. Je boirais à ta santé si les Bleus te conquièrent et ce sera tout.
Si seulement tes quelques 500 millions de fanatiques se levaient pour une meilleure cause qu'un simple ballon...
vendredi 4 juin 2010
GUETTE-AU-TROU

Où qu'on réside, quelque soit notre habitation, qu'importe notre âge, notre sexe ou notre classe sociale, chacun dans son voisinage a sa guette-au-trou.
La guette-au-trou est une créature femelle d'un âge incertain dont la principale activité est de guetter à sa fenêtre. Elle peut s'accompagner d'un mâle, devenu guette-au-trou par assimiliation. Bien sûr, leur accointance est scellée dans le marbre par un mariage (le mâle quitte le repaire assez vite s'il n'y est pas captif). De jour comme de nuit, campée derrière ses voilages, elle épie. Tout, tout le monde, tout le temps. Quand elle sort de sa tanière pour son ravitaillement, elle rencontre les autres guettes-au-trou du quartier pour échanger les si précieuses informations recueillies durant sa garde. Pas trop longtemps ! Il faut vite retourner à son poste, il ne faudrait pas rater quelque chose de croustillant : un promeneur qui ne ramasse pas le caca du chien, une dame qui renverse son chariot de courses, des jeunes qui fument sous l'abribus... La cerise, c'est le petit couple du 46 qui se dispute, la délectation des larmes et des noms d'oiseau. Le pompon ce sont les travaux du 57 qu'on se fera un plaisir orgasmique de "vérifier" auprès de la mairie par téléphone et anonymement qu'ils ont bien été déclarés. Le Saint Graal est de prendre le risque ultime : sortir seule et déposer un petit mot "charmant" sur le pare brise d'une voiture mal garée ("Veuillez déplacer votre véhicule, la rue n'est pas un parking de supermarché. La prochaine fois, j'appelle la police"), une poubelle non rentrée ("Veuillez rentrer votre container, la rue n'est pas une décharge. La prochaine fois, j'appelle la police"), sur un enfant ("Veuillez élever correctement votre enfant, la rue n'est pas un lieu de débauche où l'on crie et s'amuse. La prochaine fois, j'appelle la police").
Il m'a été particulièrement agréable de retourner un de ces messages ajoutant cette mention : "Que votre vie soit sinistre, solitaire et revêche, soit ! Merci de ne pas en faire profiter les autres, surtout moi, qui aime rentrer tard, parler fort et claquer les portes." Depuis je n'ai plus de papillons malveillants mais un grand sourire depuis la fenêtre d'en face.
samedi 22 mai 2010
GRAFFITI ALTOSEQUANAIS
vendredi 21 mai 2010
jeudi 20 mai 2010
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